TUMULTES 18/04/06 : POEME PROVISOIREde Sylvie Nève/Maboura Fall (Sénégal)-Christian Romney (Guadeloupe)-Alin Légares (Martinique) TUMULTES
mercredi 19 avril 2006
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Au sommaire de cette émission :
– le poème provisoire de Sylvie Nève,
– le journal, avec Nico :
Invités : Marouba Fall (écrivain sénégalais), Alin Légares (conteur martiniquais), Christian Romney (plasticien guadeloupéen), tous les trois en résidence à Arras jusqu’au Salon du livre du 1er mai. Didier Andreau de "Colères du présent" les accompagne.
Du Tumulte dans les Contes de fées !
Peau d’âne, poème expansé, poème provisoire de Sylvie Nève, 3ème semaine d’avril 2006.
Résumé des chapitres précédents :
La Princesse s’est sauvée loin, très loin, cachée sous la peau de l’âne. Dans cette contrée lointaine, elle est une souillon, et vaque aux cochons d’une riche métairie que traverse parfois le fils du roi de ce royaume...
Cette métairie
pas n’importe quelle métairie
une métairie du roi de ce royaume
où volaille et oiseaux de partout prospéraient
engraissés ou dressés, c’était selon
qu’on fut pintade, oie, ou canard de barbarie
ou bien paon, flamand rose ou perroquet
caille ou bien faucon…
Ibis rouge, héron cendré
quetzal resplendissant
bécassine des marais, bécasseau tacheté
klouitent klouitent les chevaliers guignette
la bergeronnette des ruisseaux
flamants roses, oies cendrées
cailles des blés, oiseaux jardiniers
accourent à tire d’aile les chevaliers gambette
quand Peau d’âne retourne le soir venu
dans son humble cabane.
Oiseaux, volières, volaille
métairies, villages, vallons, forêts, châteaux
serviteurs, royaume, Reine, Roi,
et fils !
Le roi de ce royaume avait un fils
le fils du roi
le fils du roi de ce royaume
était beau
beau garçon
était très beau garçon
oh le beau
Prince
se dit Peau d’âne
qui sentit battre sous la peau de l’âne
son cœur de princesse.
Qu’il a l’air
aimable
grand
hardi
beau
agréable
charmant
intelligent
tendre
tendrement beau
aimablement tendre
et beau
et grand
agréablement vif
et charmant
et noble
et beau
et grandement tendre
tendrement fort
fort séduisant
fort simplement tendre et noble et charmant
et hardi
oh tellement aimable !
Quelle prestance, quelle allure,
ce qu’il a l’air
d’un prince
d’un ami
d’un amant !
Heureuse, bienheureuse celle
qu’il aime !
Qu’il aimerait !
Qu’il aimera !?
…
M’offrirait-il une robe ?
M’offrirait-il une robe
oh oui
m’offrirait-il une robe
pour rire
m’offrirait-il une robe
pour rire ensemble
m’offrirait-il une robe
riante
oh oui, une robe riante…
M’offrirait-il une robe
m’offrirait-il une robe
friante, friolante, vive
une robe à dire vrai
m’offrirait-il une robe
rien qu’une
pour de vrai
recevoir une robe
pour vraie
et que je la connusse évidemment être telle
m’offrirait-il une robe
toujours vraie
m’offrirait-il une robe
une robe bien faite
pour moi
vrai, m’offrirait-il une robe
m’offrirait-il bel et bien
une robe bien faite
ou non, et même
vraiment
en soi une robe
une robe à bien dire
m’offrirait-il une robe
de rien, m’offrirait-il
une robe de rien
que je m’en trouverai
m’entrouvrirais
m’offrirait-il une robe de rien
que je m’en trouverais
plus parée
que jamais !
Ne peut s’empêcher de penser
rougissante sous l’habit de souillon
la princesse cachée
dans la peau de l’âne.
Documents joints
- Document (MP3 – 41.9 Mo)
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