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	<title>Radio PFM </title>
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	<description>Fid&#232;le &#224; l'&#233;tat d'esprit d'origine des radios libres, PFM est une radio locale, associative et sans publicit&#233;. C'est aujourd'hui un lieu d'expression incontournable de la vie culturelle et sociale arrageoise.</description>
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		<title>La tribu</title>
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		<dc:subject>Noir c Noir</dc:subject>

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&lt;p&gt;noircnoir 245 vendredi 2 mai 2003 &lt;br class='autobr' /&gt;
La tribu Christian Lehman Rivages/noir n463 &lt;br class='autobr' /&gt;
Les salons ont du bon. Les salons du livre, j'entends. Je vous rappelle que c'est un lecteur qui vous parle. Les salons ont du bon parce qu'ils permettent, bien entendu, de rencontrer des crivains, mais surtout parce qu'ils donnent des ides de lecture. Sans le salon du livre d'expression populaire et de critique sociale qui a lieu le 1er mai Arras, je pense que je n'aurai jamais lu &#034;La tribu&#034; de Christian Lehmann. (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;noircnoir 245&lt;br class='autobr' /&gt;
vendredi 2 mai 2003&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tribu&lt;br class='autobr' /&gt;
Christian Lehman&lt;br class='autobr' /&gt;
Rivages/noir n463&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les salons ont du bon. Les salons du livre, j'entends. Je vous rappelle que c'est un lecteur qui vous parle. Les salons ont du bon parce qu'ils permettent, bien entendu, de rencontrer des crivains, mais surtout parce qu'ils donnent des ides de lecture. Sans le salon du livre d'expression populaire et de critique sociale qui a lieu le 1er mai Arras, je pense que je n'aurai jamais lu &#034;La tribu&#034; de Christian Lehmann. Prparant la couverture radio de la deuxime dition de ce salon pour votre station prfre, je me suis rendu compte qu'y tait invit un auteur Rivages/noir. Une collection que j'apprcie, vous le savez, mais un auteur que je ne n'avais jamais lu, en l'occurrence, Christian Lehmann. Impossible donc de passer ct de ce monsieur et impossible de l'aborder sans me plonger au pralable dans un de ses romans. Un seul des quatre publis en Rivages/noir tait disponible, le dernier, savoir &#034;La tribu&#034;. Pas le genre de livre que j'aurai choisi spontanment. La couverture reprsente une scne de bloc opratoire. Pas besoin d'tre grand sorcier pour flairer l'enqute mdico-policire, ce qui, je l'avoue, n'est pas vraiment ce que je recherche. Mais un auteur &#034;Rivages&#034; qui vient Arras, a ne se rate pas, alors je me lance. Et je me lance malgr une quatrime de couverture qui confirme mes inquitudes. Cette quatrime de couverture est trs claire, j'en profite : &#034;La tribu, c'est la famille d'Olivier Rohan, jeune mdecin de la rgion parisienne. Ce sont ses compagnons de l'internat, une famille avec laquelle il est difficile de couper le cordon ombilical. Pourtant, Rohan a ouvert un cabinet, mais les clients ne s'y bousculent pas. Alors il assure des gardes l'hpital, retrouvant ainsi l'ambiance fivreuse des nuits aux urgences.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;La tribu&#034; ne m'a pas transport dans un tat fivreux, autant vous le dire de suite. &#034;La tribu&#034; ne m'a pas non plus demand un effort de lecture particulirement ardu. Au contraire, cette histoire de toubib, finalement, j'y suis rentr facilement. Et d'ailleurs, une fois le bouquin referm, je n'ai pas du tout regrett les trois heures passes en compagnie d'Olivier Rohan et de sa tribu. La mdecine mne beaucoup de chose, notamment l'criture. Christian Lehmann sait de quoi il parle quand il raconte une ranimation dans un service de cardiologie. &#034;C'est un univers qu'il connat de l'intrieur&#034; explique l'diteur. Le lecteur aura effectivement du mal imaginer l'auteur non mdecin. Mais si ce mdecin manie aussi bien la plume ou le clavier d'ordinateur que le stthoscope, il n'en oublie pas d'ausculter ses semblables. Autour du dcs difficilement explicable d'un adolescent de quatorze ans, il s'agit avant tout pour Lehmann, de tracer un certain nombres de portraits de mdecin. Du pourri l'altruiste intgral, du perfectionniste au dsabus, du dvou au dvoy, voil un milieu peu diffrent des autres. Sans oublier, l'image d'Olivier Rohan, que ce n'est pas parce que l'on domine la mcanique anatomique que l'on matrise toutes les donnes psychologiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;La tribu&#034; de Christian Lehmann, Rivages/noir n 463. L'tablissement d'un diagnostic mdical peut parfois s'apparenter une enqute policire. L'auteur ne transforme pas pour autant les blouses blanches de ses mdecins en imper de dtective. C'est ce qui fait la russite de ce roman. Bonne lecture toutes et tous avec mes salutations les plus hospitalires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Sur les routes amricaines avec Simenon</title>
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		<dc:subject>Noir c Noir</dc:subject>

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&lt;p&gt;noirCnoir 239 vendredi 14 mars 2003 &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur les routes amricaines avec Simenon Michel Carly Omnibus &lt;br class='autobr' /&gt;
Si je vous dis Simenon, vous me dites Maigret, le commissaire Maigret. Si je vous dis Maigret, vous me dites, pipe, demi, brasserie Dauphine, quai des Orfvres, Paris, les annes 40, 50, le Paris de la populace, les canaux, le brouillard, la grisaille, bref la France d'en bas. Tiens, le Raffarin aurait presque la gueule de l'emploi, sauf qu'il faudrait qu'il la prenne nettement moins de haut cette (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;noirCnoir 239&lt;br class='autobr' /&gt;
vendredi 14 mars 2003&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur les routes amricaines avec Simenon&lt;br class='autobr' /&gt;
Michel Carly&lt;br class='autobr' /&gt;
Omnibus&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si je vous dis Simenon, vous me dites Maigret, le commissaire Maigret. Si je vous dis Maigret, vous me dites, pipe, demi, brasserie Dauphine, quai des Orfvres, Paris, les annes 40, 50, le Paris de la populace, les canaux, le brouillard, la grisaille, bref la France d'en bas. Tiens, le Raffarin aurait presque la gueule de l'emploi, sauf qu'il faudrait qu'il la prenne nettement moins de haut cette France d'en bas. Donc si je vous dis Simenon, je suis prt parier que vous me direz plein de choses, mais pas Amrique, New York, Miami, Arizona, Californie ou encore Connecticut. Tout cela sonne trop moderne, sonne trop on the road, tout cela sonne si peu Jules Maigret, et pourtant, Georges Simenon, le natif de Lige, le belge plus parisien que bon nombre de parisiens, est, en 1951, deux doigts de se faire naturaliser amricain. Il a 48 ans. Ca, vous devez le savoir, puisque l'on clbre, avec retentissement, en cette anne 2003, le centenaire de la naissance du pre du commissaire Maigret. En 1951, 48 ans, Georges Simenon vit aux Etats-Unis depuis six ans. C'est en octobre 1945, qu'il arrive New York. Et c'est partir de l que Michel Carly va suivre sa trace pour nous donner un tonnant livre intitul &#034;Sur les routes amricaines avec Simenon&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce Simenon, on l'imagine en effet, plutt du ct des quais parisiens de la Seine, qu'au volant d'une bagnole amricaine sur la route qui mne l'Arizona et en Californie, la manire d'un Jack Kerouac. Ils auraient cependant pu se croiser du ct de Tucson, San Diego ou bien sur Los Angeles. Le cap de la quarantaine reprsente pour l'crivain belge un moment important de la vie d'un homme, sans doute la dernire chance de donner une tournure diffrente sa vie. Ou l'on tente le pari d'un nouveau dpart, ou l'on s'installe, avec bien souvent une certaine amertume, dans une routine toute trace. Le nouveau dpart de Simenon se dcline selon deux dimensions, la gographie et l'amour. L'amour, c'est Denise, une canadienne rencontre New York qui l'ensorcelle. La gographie, c'est un nouveau monde. Certes, victime de la chasse aux sorcires, de l'puration d'aprs guerre alors que lui serait reproch des contrats sign avec une maison de production cinmatographique ayant des intrts allemands, et bien que, au final, compltement blanchi, l'Amrique est une opportunit pour Simenon, l'occasion de fuir, mais aussi la ralisation d'un rve qui le taraude depuis pas mal de temps. Celui que les amricains prsentent son arrive comme &#034;une menace pour le monde des lettres, un cartel international en un seul homme, un auteur de 359 livres gs de 42 ans, un homme aussi plaisant qu'nergique&#034;, se sent prt conqurir un milieu littraire o rsonnent les noms de Steinbeck, Faulkner, Chandler, Miller, Hammett. Si ce dernier a reconnu tre pat par Simenon, l'crivain ligois, victime d'une nouvelle chasse aux sorcires, communistes cette fois, sait qu'il ne brillera que dans sa bonne vieille Europe. Il dcide donc de regagner Paris en mars 1955, dans ses bagages, sa deuxime femme, ses trois enfants, des romans avec notamment un imprvisible &#034;Maigret New York&#034; et aussi pleins d'histoires en gestation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Sur les routes amricaines avec Simenon&#034; de Michel Carly aux ditions Omnibus. Les dix annes amricaines d'un homme passionnant possd par la vie et par l'criture. Bonne lecture toutes et tous avec mes salutations les plus Simenoniennes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>L'homme qui voulait tre Simenon</title>
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		<dc:subject>Noir c Noir</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;noirCnoir 240 vendredi 28 mars 2003 &lt;br class='autobr' /&gt;
L'homme qui voulait tre Simenon Marianne Jeffmar Phbus &lt;br class='autobr' /&gt;
A dix-huit ans, en 1921, Georges Simenon est journaliste &#034;La gazette de Lige&#034; depuis deux ans. Il a publi un premier roman, &#034;Au pont des Arches&#034;, il a dj rencontr celle qui va devenir sa premire pouse, Rgine Renchon et il s'apprte quitter la Belgique pour Paris. Avec un pareil curriculum, pas tonnant que le pre du commissaire Maigret ait crit, quelques annes plus tard : &#034;Ce que vous n'avez pas (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;noirCnoir 240&lt;br class='autobr' /&gt;
vendredi 28 mars 2003&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'homme qui voulait tre Simenon&lt;br class='autobr' /&gt;
Marianne Jeffmar&lt;br class='autobr' /&gt;
Phbus&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A dix-huit ans, en 1921, Georges Simenon est journaliste &#034;La gazette de Lige&#034; depuis deux ans. Il a publi un premier roman, &#034;Au pont des Arches&#034;, il a dj rencontr celle qui va devenir sa premire pouse, Rgine Renchon et il s'apprte quitter la Belgique pour Paris. Avec un pareil curriculum, pas tonnant que le pre du commissaire Maigret ait crit, quelques annes plus tard : &#034;Ce que vous n'avez pas absorb dix-huit ans, vous ne l'absorberez plus. Le reste de votre vie, vous resterez par consquent esclave de votre enfance et de votre premire adolescence.&#034; Pas tonnant non plus de retrouver cette pense en exergue d'un livre intitul &#034;L'homme qui voulait tre Simenon&#034;. Parmi les nombreuses productions consacres Georges Simenon pour le centenaire de sa naissance figure donc cet tonnant et quelque peu droutant roman. Marianne Jeffmar nous emmne sur les traces de Bernard Wouters, lui mme sur les traces de Georges Simenon. Enfin presque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;A cinquante et un ans, Bernard Wouters avait laiss passer sa chance. Pourquoi n'avoir pas fichu le camp, se dit-il en effet, pendant qu'il en tait encore temps et ne pas s'tre install Paris baiser, bouffer et crire ? Pourquoi n'avait-il pas sduit sa Josphine Baker ? S'il avait eu le moindre bon sens, il serait au moins aussi clbre que son illustre compatriote.&#034; Seulement voil, Bernard Wouters n'a pas quitt sa Belgique natale, il n'a publi qu'un seul roman, et tout en enseignant le franais, il signe rgulirement des critiques littraires pour le quotidien bruxellois, &#034;Le soir&#034;. Rien voir donc avec l'homme aux presque deux cents romans. Seuls points communs entre Wouters et Simenon, une femme qui a trois ans de plus que lui et une fille prnomme Marie-Jo. Il y en aura un troisime, mais je vous laisse le dcouvrir. Le roman de Marianne Jeffmar est tonnant vous disais-je. C'est bien sr pour la place mme qu'occupe Simenon dans le livre. A la fois personnage rel, Simenon devient aussi personnage de fiction dans la mesure o Bernard Wouters, &#034;L'homme qui voulait tre Simenon&#034;, agit en consquence. Etonnant, mais aussi droutant. Bernard Wouters va tre assassin Paris. Suzanne De Decker, journaliste enqutrice, charge du reportage doit commencer par apprendre connatre un peu mieux Simenon. C'est la cl pour comprendre Bernard Wouters et expliquer sa fin tragique. C'est l'occasion, pour l'auteur, de dcortiquer la personnalit d'un Simenon marqu dans sa jeunesse par le suicide d'un compagnon de route, le dessinateur Kleine. Et c'est surtout, partir de l, la proposition d'une hypothse audacieuse pour tenter d'expliquer l'nigme Simenon, l'auteur qui n'a fait qu'essayer de comprendre les assassins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;L'homme qui voulait tre Simenon&#034; de Marianne Jeffnar, traduit du sudois par Philippe Bouquet chez Phbus. Voil un roman qui, la manire du matre, ne se rduit pas la simple rsolution d'une nigme. Voil aussi un roman, mais c'est valable ds qu'il y a du Simenon dans l'air, qui donne envie d'aller lire du Simenon dans le texte. Bonne lecture toutes et tous avec mes salutations les plus Simenoniennes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Hurler la lune</title>
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		<dc:subject>Noir c Noir</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;noirCnoir 241 vendredi 4 avril 2003 &lt;br class='autobr' /&gt;
Hurler la lune Marc Behm / Paco Ignacio Tabo II Rivages/ noir 457 &lt;br class='autobr' /&gt;
Marc Behm et Paco Ignacio Tabo II sont dans un bateau. Marc Behm se jette l'eau. Que se passe-t-il, chres auditrices et chers auditeurs ? C'est simple, Paco Ignacio Tabo II se jette aussi l'eau. Pas un pour racheter l'autre, ils n'ont peur de rien. Ils n'ont peur de rien et a donne des romans iconoclastes, &#034;anarchistes&#034; dit l'diteur, moi je prfre iconoclastes. Bien installs dans le polar et (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;noirCnoir 241&lt;br class='autobr' /&gt;
vendredi 4 avril 2003&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hurler la lune&lt;br class='autobr' /&gt;
Marc Behm / Paco Ignacio Tabo II&lt;br class='autobr' /&gt;
Rivages/ noir 457&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marc Behm et Paco Ignacio Tabo II sont dans un bateau. Marc Behm se jette l'eau. Que se passe-t-il, chres auditrices et chers auditeurs ? C'est simple, Paco Ignacio Tabo II se jette aussi l'eau. Pas un pour racheter l'autre, ils n'ont peur de rien. Ils n'ont peur de rien et a donne des romans iconoclastes, &#034;anarchistes&#034; dit l'diteur, moi je prfre iconoclastes. Bien installs dans le polar et aux ditions Rivages, ces deux auteurs prennent effectivement leurs aises avec un genre qui s'enlise parfois dans la dmonstration sociologisante. Bref, Behm et Tabo II, c'est du Roman, avec un R majuscule. Voir ces deux auteurs dans le mme bateau, la couverture d'un Rivages/noir, les voir donc se jeter ensemble dans l'immensit de la production romanesque suscite forcment, pour l'amateur, un choc. Deux fois deux mains singulo-dlirantes devraient donner un quatre main explosivo-dcapant. J'entend dj les sceptiques dire, deux fois deux ne fait pas obligatoirement quatre. J'entend. Et je les rassure. &#034;Hurler la lune&#034;, Rivages/noir n457 n'est pas un quatre mains. Explication de l'diteur : &#034;Ayant appris que Marc Behm, qu'il adore et dont il a publi une partie de l' ?uvre en Espagne, avait crit plusieurs nouvelles, mais pas suffisamment pour constituer un recueil, Paco Ignacio Tabo II s'est offert avec enthousiasme pour complter le dit recueil. Ce que Marc Behm a volontiers accept.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Behm et/ou Tabo II crivaient la composition d'un yaourt, j'en connais, je suis trs bien plac pour le savoir, qui se prcipiterait chez leur crmier. Recueil de 19 nouvelles, les 13 premires de Behm et les 6 autres de Tabo, &#034;Hurler la lune&#034; n'en est pas moins un bouquin, j'en connais donc qui se sont ou qui vont se prcipiter chez leur libraire. Reste nanmoins pose la question de la nouvelle. Paco Ignacio Tabo II met d'ailleurs les pieds dans le plat. &#034;Mariachis morts avec le sourire&#034; est l'histoire d'un crivain en panne d'inspiration, je cite : &#034;Cela faisait une semaine que je tournais autour de cette histoire sans parvenir l'installer sur l'cran de l'ordinateur. Un sentiment d'chec qui ne datait pas d'hier ; les rcits courts n'taient pas mon truc, j'avais besoin de beaucoup de pages, d'un terrain vaste pour y drouler une atmosphre, cinq cents mtres de papier en continu. Mon truc, c'tait le roman, court ventuellement, gros si possible, avec des trames et des sous-trames ?&#034;. La nouvelle peut donc poser problme l'crivain. Elle peut aussi poser problme au lecteur. Certains n'y trouveront pas leur compte. Ne me faite pourtant pas dire ce que je n'ai pas dit. Le premier texte du recueil, &#034;Le tueur dans le couloir&#034; de Marc Behm devrait vous ter tout regret par rapport l'investissement effectu. Vous avez l trois pages qui valent elles seules les 7 euro 35 du bouquin. Le fan de Behm retrouvera un peu plus loin, avec une certaine motion, l'innarrable Lucy. Dans &#034;La planque&#034;, elle vient mettre un terme aux agissements d'un vieux grigou de 131 ans conformment au contrat sign quelques annes plus tt. Le mme fan regrettera sans doute de ne pas avoir eu se mettre sous la dent, depuis un bon moment, un roman de Behm. Le dernier en date remonte 1997.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Hurler la lune&#034; de Marc Behm et Paco Ignacio Tabo II, Rivages/noir 457. Esprons que Behm ne soit pas l'crivain bloqu de Tabo II. Bonne lecture toutes et tous avec mes salutations les plus noires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le coeur au ventre</title>
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		<dc:subject>Noir c Noir</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;noirCnoir 242 vendredi 11 avril 2003 &lt;br class='autobr' /&gt;
Le c ?ur au ventre Thierry Maricourt Agone &lt;br class='autobr' /&gt;
Enlisement. C'est le mot qui me vient immdiatement l'esprit propos du roman de Thierry Maricourt, &#034;Le c ?ur au ventre&#034;, publi chez Agone dans la collection &#034;Marginales&#034;. Enlisement d'une jeune femme. Elle, on ne connat mme pas son prnom, a changerait quoi d'ailleurs ? Elle s'enfonce dans un sable particulirement mouvant. Elle s'embourbe. Elle ne peut plus avancer. Elle ne peut plus reculer. Elle touffe. Pourtant (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;noirCnoir 242&lt;br class='autobr' /&gt;
vendredi 11 avril 2003&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le c ?ur au ventre&lt;br class='autobr' /&gt;
Thierry Maricourt&lt;br class='autobr' /&gt;
Agone&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enlisement. C'est le mot qui me vient immdiatement l'esprit propos du roman de Thierry Maricourt, &#034;Le c ?ur au ventre&#034;, publi chez Agone dans la collection &#034;Marginales&#034;. Enlisement d'une jeune femme. Elle, on ne connat mme pas son prnom, a changerait quoi d'ailleurs ? Elle s'enfonce dans un sable particulirement mouvant. Elle s'embourbe. Elle ne peut plus avancer. Elle ne peut plus reculer. Elle touffe. Pourtant elle est jeune, elle a du boulot, un appartement, de quoi vivre correctement. Elle peut mme tre belle, quand elle n'est pas trop dfaite. Mais voil, elle est mal. Mal en point. Elle se saoule. Pas pour rigoler, pour se dtruire. Mal aime. Les mecs qu'elle rencontre ne sont pas dans un meilleur tat. Ca ne se termine jamais bien. Elle est seule. Plus de famille. De toute manire sa famille c'tait pas le pied. Elle a des collgues de travail, justement ce ne sont que des collgues de travail. Elle n'a pas vraiment d'ami, petit ou pas. Il y a bien Jacquot, mais ce n'est qu'un pote. Ses voisins sont barricads dans leur logement, elle les drange. Elle est au plus mal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le seul remde qu'elle ait trouv, c'est l'oubli. L'oubli dans l'alcool. Elle s'enfile des demis, elle s'enfile des verres de poire, elle s'enfile tout ce qui se trouve sa porte. A partir de l, il n'y a plus de question, il n'y a plus de repre, il n'y a plus d'angoisse. Elle ne demande d'aide personne, elle n'attend rien de personne. L'paule sur la quelle elle peut reposer la tte, l'oreille qui va l'couter, la bouche qui va lui parler, c'est sa bouteille. Est-elle alcoolique, drogue ou dpendante ? On ne le sait pas vraiment. Elle se replie sur elle mme. C'est la dchance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thierry Maricourt s'attaque un sujet difficile. Il nous dcrit, brutalement, le style colle pleinement au rcit, une dchance, un enlisement Son objectif n'est pas d'essayer de comprendre pourquoi cette jeune femme en est arriv la. Il y a bien quelques retours une enfance pas vraiment gaie, mais tout cela est flou. C'est peut-tre tant mieux me direz-vous. Pourtant, les premiers pas dans la vie de cette femme, ne semble pas l'origine d'un pareil embourbement. Le lecteur peut mme se demander si c'est l'alcool qui l'a amen cet tat ou si l'alcool n'est qu'un remde pour chapper une profonde dpression. Soyons clair, le livre de Maricourt n'est pas un livre de mdecin, de psychologue ou de psychanalyste, ce n'est pas un livre de travailleur social, c'est un livre d'crivain. Il est entr dans la tte et dans le corps d'une jeune femme en perdition, et il frappe juste. Des hauts et des bas, des sursauts, des plonges dans le nant, des espoirs mais la pente est trop glissante, voil quelques jours d'une vie sans issue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Le c ?ur au ventre&#034; de Thierry Maricourt aux ditions Agone, un roman couper le souffle, gare au KO. Bonne lecture toutes et tous avec mes salutations les plus &#034;noir c'est noir&#034;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Histoires de dtectives</title>
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		<dc:date>2003-04-27T19:11:17Z</dc:date>
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		<dc:subject>Noir c Noir</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;noirCnoir 244 vendredi 25 avril 2003 &lt;br class='autobr' /&gt;
Histoires de dtective (vol.1 &amp; vol.2) Dashiell Hammett 10/18 domaine tranger &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est des livres qu'on a l'impression d'avoir dj lu. Il est de ces mmes livres que l'on n'hsite pourtant pas acheter. Ils ne seront pas forcment lus ou relus dans la foule. Ils sont l. Pas vraiment en attente, plutt disposition. Et puis, les voil qui surgissent comme une vidence. Il est temps de s'y engouffrer. Je viens de boucler deux prototypes parfaits de ce genre de (...)&lt;/p&gt;


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/ 
&lt;a href="https://archive.radiopfm.com/Noir-c-Noir" rel="tag"&gt;Noir c Noir&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;noirCnoir 244&lt;br class='autobr' /&gt;
vendredi 25 avril 2003&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Histoires de dtective (vol.1 &amp; vol.2)&lt;br class='autobr' /&gt;
Dashiell Hammett&lt;br class='autobr' /&gt;
10/18 domaine tranger&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est des livres qu'on a l'impression d'avoir dj lu. Il est de ces mmes livres que l'on n'hsite pourtant pas acheter. Ils ne seront pas forcment lus ou relus dans la foule. Ils sont l. Pas vraiment en attente, plutt disposition. Et puis, les voil qui surgissent comme une vidence. Il est temps de s'y engouffrer. Je viens de boucler deux prototypes parfaits de ce genre de livres, &#034;Histoires de dtective&#034; de Dashiell Hammett, volume 1 et 2 en 10/18 dans la collection &#034;domaine tranger&#034;. Pour commencer, ne cherchez pas ces deux recueils de nouvelles sur les prsentoirs &#034;nouveauts&#034;, ils datent d'avril 2002. N'imaginez pas non plus la perle rare, pas d'indit dans les 22 textes proposs par Jean-Claude Zylberstein. Une premire surprise toutefois, on s'attend trouver les histoires de dtectives en 10/18 dans la collection &#034;Grands dtectives&#034;. Et bien non, Zylberstein, qui a dj publi Hammett en &#034;Grands dtectives&#034;, a choisi cette fois une collection 10/18 de littrature gnrale, &#034;domaine tranger&#034;. &#034;Il tait bien temps, explique-t-il, de faire Dashiell Hammett la place qui lui revient dans notre &#034;Domaine tranger&#034;. De Dorothy Parker Andr Gide qui comparait ses dialogues au meilleur d'Hemingway, pas un de ses pairs ne la lui contesterait.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Etre le prcurseur du polar noir amricain, tre aujourd'hui un classique de la littrature amricaine du 20me sicle, n'est pas sans danger. Sujet de thse et rfrence de spcialiste ne font pas forcment littrature vivante. Tomber dans cet cueil aurait t un comble pour celui qui, comme l'explique Natalie Beunat dans la prface aux deux volumes, &#034;a rvolutionn le roman policier en y introduisant un lment nouveau : la vraisemblance. Descriptions rigoureuses, scnes d'action, dialogues o on parlait le langage de la rue venaient de faire leur apparition.&#034; L'diteur a donc le mrite de ne pas laisser Hammett aux seuls experts. Certes, pour de nombreux lecteurs ces &#034;Histoires de dtectives&#034; seront des retrouvailles. Retrouvailles avec le trop fameux dtective sans nom, Continental op, retrouvailles surtout avec une ambiance, une atmosphre dirait qui vous savez. Ces nouvelles peuvent aussi tre une entre en matire, un hors d'uvre, dans le sens littral de l'expression, et dboucher sur la lecture des romans de Hammett. Pour celles et ceux qui, au final, s'intresseraient l'homme Hammett, le petit bouquin de Natalie Beunat, &#034;Dashiell Hammett, Parcours d'une uvre&#034; aux ditions Encrage est conseiller. Il rappelle bien videmment que l'auteur de &#034;La moisson rouge&#034; a t lui mme dtective et &#034;que cette exprience a influenc directement sa conception du roman policier&#034;. Hammett glisse d'ailleurs ici et l quelques bonnes vieilles recettes. Dans &#034;La mort du docteur Estep&#034;, a donne : &#034;Pour filer quelqu'un, il y a quatre rgles : tenez-vous le plus possible derrire celui que vous filez, n'essayez pas de vous cacher de lui, soyez parfaitement naturel quoiqu'il arrive, et veillez ce que vos regards ne se croisent pas.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Histoires de dtective&#034; de Dashiell Hammett en 10/18, volume 1 et 2. Qu'il soit patibulaire et vraiment dur cuir comme Alexander Rush, qu'il soit plutt pote comme Robin Thin ou qu'il soit de la plante des justiciers comme le Continental op, le dtective de Hammett, tout en dnouant les fils parfois trs emmls d'une intrigue, dcle toujours une part d'humanit dans un monde d'animalit. Bonne lecture toutes et tous, avec mes salutations les plus noires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le lzard lubrique de Melancholy Cove de Christopher Moore</title>
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		<dc:subject>Tumultes</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;noirCnoir 237 vendredi 28 fvrier 2003 &lt;br class='autobr' /&gt;
Le lzard lubrique de Melancholy Cove Christopher Moore Srie noire n2669 &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Les dieux l'avaient dot d'une me d'artiste mais avaient oubli de lui donner une once de talent. Tho connaissait les affres du manque d'inspiration tout en ayant rien d'un crateur.&#034; C'est ainsi que Christopher Moore, un auteur qui ne semble pas, pour le moment, manquer d'inspiration, dcrit le premier de ses trois personnages centraux. Avec un pareil profil, pas tonnant que Thophile Crow (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;noirCnoir 237&lt;br class='autobr' /&gt;
vendredi 28 fvrier 2003&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lzard lubrique de Melancholy Cove&lt;br class='autobr' /&gt;
Christopher Moore&lt;br class='autobr' /&gt;
Srie noire n2669&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Les dieux l'avaient dot d'une me d'artiste mais avaient oubli de lui donner une once de talent. Tho connaissait les affres du manque d'inspiration tout en ayant rien d'un crateur.&#034; C'est ainsi que Christopher Moore, un auteur qui ne semble pas, pour le moment, manquer d'inspiration, dcrit le premier de ses trois personnages centraux. Avec un pareil profil, pas tonnant que Thophile Crow soit devenu flic. Thophile Crow n'est pas un super flic, mais un policier municipal de base. Il ne mne pas d'enqute, ne poursuit aucun dangereux criminel, il a tout simplement se balader de ci de l, rgler quelques petits conflits de voisinage et, ventuellement, ramener le calme au saloon de la Balle perdue. Cela lui laisse pas mal de temps pour rver mais surtout tter de la bouteille et fumer les bricoles qui poussent dans son jardin. Tout cela concoure l'empathie et fait de Thophile Crow un policier municipal quasi idal. Le deuxime protagoniste de Christopher Moore est en fait un ensemble de personnages, c'est la ville mme o exerce Thophile Crow. &#034; A Melancholy Cove, explique l'auteur, septembre n'est qu'un long soupir de soulagement, les touristes reprennent la route de Los Angeles ou celle de San Francisco et les cinq mille habitants de la bourgade se rveillent enfin. A Melancholy Cove, ajoute Christopher Moore, o rien ne se passe, septembre constitue un vnement, une espce de clbration passive. Parce que les gens du lieu aiment fter les choses dans le calme. C'est pour fuir les grandes agglomrations o justement il se passe trop de choses qu'ils sont venus habiter la ville qui clbre la monotonie et la routine.&#034; Melancholy Cove ne s'appelle pas pour rien Melancholy Cove, la baie de la mlancolie pour les rfractaires la langue de Mac Donald. La consommation de Zoloft, Prozac et autre anti-dpresseur y est particulirement importante. Valrie Riordan, la psychiatre psycho thrapeute du coin, soigne, enfin prescrit des calmants, 1500 clients, prs d'un tiers de la population. Cependant, malgr un flic et une psychiatre qui veillent au grain, Melancholy Cove va connatre, cette fois, un mois de septembre particulirement agit. L'entre en scne du troisime personnage cl de Christophe Moore ne laisse aucun doute quant aux troubles qu'il causera sur son chemin. Je laisse l'auteur le soin de faire les prsentations. &#034;Il poussa un grognement quand le poids de son corps reposa totalement sur ses pattes, l'instant o la vague se retirait. L'urgence de trucider un ennemi l'avait quelque peu quitt mme si les efforts pour se sortir de l'ocan lui avaient donn faim. Un organe situ la base de son cerveau lui dit que dans le coin, a n'taient pas les proies qui manquaient. Il s'appuya sur sa queue et l'aide des pattes antrieures, il se hissa au sommet de la falaise d'une quinzaine de mtres de hauteur qui bordait la plage. Du bout du nez l'extrmit de la queue, le monstre mesurait une trentaine de mtres de long et sept mtres de hauteur.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Le lzard lubrique de Melancholy Cove&#034; de Christopher Moore Srie noire n2669. Pas besoin de vous faire un dessin. Il y a de la folie chez cet auteur, mais de la folie saine. Je vous invite vivement suivre les traces de ce camlon gant qui va bouleverser le train train des habitants d'une ville tranquille et surtout leur rvler certaines ralits que les cachets finissent par faire oublier. Assurment un bon remde en cas de crise de mlancolie aigu. Bonne lecture toutes et tous avec mes salutations les plus lubriques.&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La belle dormit cent ans de Gunnar Staalesen</title>
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		<dc:subject>Tumultes</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;noirCnoir 238 vendredi 7 mars &lt;br class='autobr' /&gt;
La belle dormit cent ans Gunnar Staalesen Gaa &lt;br class='autobr' /&gt;
Et pourquoi n'auraient-ils pas aussi leurs lots de sombres histoires ? Et pourquoi n'auraient-ils pas aussi des problmes existentiels ? Ce n'est pas parce qu'ils sont du nord, de l-bas prs de la banquise, des pays aux hivers blancs, qu'ils sont, justement, blancs comme neige. Ce n'est pas parce qu'ils ont les cheveux blonds, en gnral, que les sudois, les danois, les finlandais ou encore les norvgiens, sont plus clairs (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;noirCnoir 238&lt;br class='autobr' /&gt;
vendredi 7 mars&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La belle dormit cent ans&lt;br class='autobr' /&gt;
Gunnar Staalesen&lt;br class='autobr' /&gt;
Gaa&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourquoi n'auraient-ils pas aussi leurs lots de sombres histoires ? Et pourquoi n'auraient-ils pas aussi des problmes existentiels ? Ce n'est pas parce qu'ils sont du nord, de l-bas prs de la banquise, des pays aux hivers blancs, qu'ils sont, justement, blancs comme neige. Ce n'est pas parce qu'ils ont les cheveux blonds, en gnral, que les sudois, les danois, les finlandais ou encore les norvgiens, sont plus clairs que nous. A partir de l, il est tout fait logique d'y rencontrer des auteurs de polars et des dtectives nonchalants revenus de tout. Prenez par exemple Varg Veum. Si ce n'est le nom un peu tordu. Si ce n'est qu'on le dcouvre dans Itsegade. Itsegade est une rue de Copenhague - Copenhague, capitale du ? Danemark, a ne fait jamais de mal un peu de gographie, donc Itsegade est une rue de Copenhague, quivalent de la rue Saint-Denis, merci les traducteurs. Si ce n'est qu'il carbure, le Varg Veum, l'aquavit. Si ce n'est tout cela, il pourrait trs bien traner sa carcasse et ses tats d'me du ct de New York, Los Angeles, Hazebrouck ou encore Marseille. Varg Veum est un dtective priv qui n'est pas submerg par le boulot. Il n'est pas non plus submerg par la vie de famille, sa femme l'a quitt et son fils vit aujourd'hui avec un beau-pre. Bref quarante ans, il se demande ce qu'il fabrique sur cette foutue plante. Vous m'excuserez, a fait un moment que je n'ai pas utilis cette formule et comme je l'aime bien, je me permets de la ressortir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Varg Veum est plutt du genre looser donc, sauf en ce qui concerne les missions de rcupration de jeunes filles choues sur les pavs de la rue Itsegade de Copenhague, Danemark. Varg Veum n'en est pas moins un norvgien pur jus. Mais en Scandinavie, Copenhague semble dtenir le pompon du commerce sexuel. En deux chapitres, Lisa est retrouve et ramene au bercail. Varg Veum est drlement efficace pour ce genre de mission. Vous savez toutefois que ce n'est pas parce qu'une pelote de laine est remise sa place qu'elle en est pour autant dmle. Varg Veum a tir sur un fil sacrement tire-bouchonn. A son retour, c'est le petit ami de Lisa qui a disparu. Il faut dire que ce jeune couple accumule les expriences peu en rapport avec un milieu familial plutt &#034;bonne socit&#034;. De la drogue la prostitution en passant par la dlinquance, en voil deux qui brlent leur vie par les deux bouts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La patience, le savoir faire et le dsabusement de Varg Veum, lui permettront finalement de comprendre le parce que du pourquoi. Au del de ce simple dnouement, l'auteur, Gunnar Staalesen, dans un roman au noir parfaitement matris, dbusque les petits secrets qui font finalement des gens biens sous tout rapport, des gens comme vous et moi. Claude Chabrol qui s'est fait une spcialit de dcortiquer les dessous de la bourgeoisie pourrait trouver ici matire un nouveau sujet de film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;La belle dormit cent ans&#034; de Gunnar Staalesen aux ditions Gaa, un roman traduit du norvgien par Elisabeth Tangen et Alexis Fouillet. Mfiez vous de l'eau qui dort. Bonne lecture toutes et tous avec mes salutations les plus scandinaves&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>En regard de Sangatte de Denis Lecat</title>
		<link>https://archive.radiopfm.com/reportages-chroniques/les-chroniques/noir-c-noir/noircnoir-les-archives/article/en-regard-de-sangatte-de-denis-lecat</link>
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		<dc:date>2003-02-23T21:29:05Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;noirCnoir 231 vendredi 17 janvier 2003 &lt;br class='autobr' /&gt;
En regard de Sangatte Denis Lecat Editions Sansonnet &lt;br class='autobr' /&gt;
Sangatte, commune ctire du Pas-de-Calais, 4046 habitants, march le vendredi matin. L'almanach du facteur, ou le calendrier de la poste, reste une source d'informations prcises. Si, de plus, vous l'ouvrez en sa page centrale, vous localiserez facilement sur la carte du dpartement cette commune qui se situe quelques encablures du cap Blanc-nez et quelques kilomtres de Calais. Vous remarquerez enfin la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;noirCnoir 231&lt;br class='autobr' /&gt;
vendredi 17 janvier 2003&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En regard de Sangatte&lt;br class='autobr' /&gt;
Denis Lecat&lt;br class='autobr' /&gt;
Editions Sansonnet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sangatte, commune ctire du Pas-de-Calais, 4046 habitants, march le vendredi matin. L'almanach du facteur, ou le calendrier de la poste, reste une source d'informations prcises. Si, de plus, vous l'ouvrez en sa page centrale, vous localiserez facilement sur la carte du dpartement cette commune qui se situe quelques encablures du cap Blanc-nez et quelques kilomtres de Calais. Vous remarquerez enfin la toute proximit de l'arrive ou du dpart du tunnel sous la Manche. Ce ne sont pourtant pas ces caractristiques qui ont rendu clbre Sangatte mais bien son centre d'accueil de rfugis en transit. Entre septembre 1999 et dcembre 2002 prs de 50000 personnes y ont t hberges pour des sjours de quelques heures quelques mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Denis Lecat ne vit pas trs loin de l, Boulogne. Il y dirige la compagnie thtrale PAS de Panique. Un jour, il a dcid d'aller voir ce qui se passait Sangatte. Il y est retourn et a anim quelques ateliers. Le rsultat c'est un petit bouquin, une centaine de pages que l'on peut rellement glisser dans une poche. Pas d'histoires prcise-t-il, peut-tre un tmoignage. Le terme confidences serait probablement plus exact ajoute-t-il. En refermant son bouquin, j'ai plutt pens des impressions. Impression au sens impressionnisme, pointillisme. Trente et un courts chapitres, autant de touches trs focalises qui au final donnent une atmosphre. Un monde absurde. Un jour, par exemple, Denis Lecat n'a pas envie d'aller au centre de rfugis. Il se balade Sangatte et y rencontre trois jeunes CRS qui patrouillent. Pourtant, constate-t-il, c'est calme, trs calme. Ici le sentiment d'inscurit est beaucoup plus rel que l'inscurit elle-mme . Voil ce que j'appelle une touche, une impression. Pas besoin de lignes et de lignes, pas besoin de chiffres ni de dmonstration statistique, une impression ce n'est pas qu'une impression. D'autant que Lecat n'en reste pas l avec ses CRS. Il essaie de comprendre ce qui les a amen justement devenir CRS. La rponse cingle comme le bon sens, c'est videmment la scurit de l'emploi. Ce n'est sans doute pas la scurit de l'emploi qui motive Sarkozy, toujours est-il qu'il est motiv. Denis Lecat a assist, de loin, on ne sait jamais, une visite en grande pompe et en grande vitesse du ministre de l'intrieur. Un moment qui l'a rendu sarcastique, c'est lui mme qui me souffle le mot. Lecat crit propos de Sarkozy, prendre le messie pour une lanterne . Voil pour les abords et le contexte gnral. Mais auparavant et juste aprs une prface trs percutante de Philippe Delepierre, Denis Lecat nous emmne dans le centre d'hbergement. Sa premire impression est signifiante. Je cite : Ce qui frappe en tout premier lieu, ce sont les logements, des Portakabin qui ressembleraient, ironie du sort, des wagons sans roues. Vhicules immobiles qui accueillent des trains de passagers pour aller nulle part, pour rester l, en gare . Aujourd'hui, le centre de Sangatte est ferm, mais le problme reste entier. Londres reprsente toujours l'eldorado, et donc le calaisis un passage oblig, pour de nombreux rfugis, en particulier kurdes et afghans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En regard de Sangatte de Denis Lecat aux ditions Sansonnet. Un texte lire, voir et entendre aussi, une adaptation thtrale Refuge(s) a en effet t cre en novembre dernier. Bonne lecture toutes et tous avec mes salutations les moins scuritaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jonny Chien Mchant d'Emmanuel Dongala</title>
		<link>https://archive.radiopfm.com/reportages-chroniques/les-chroniques/noir-c-noir/noircnoir-les-archives/article/jonny-chien-mchant-d-emmanuel-dongala</link>
		<guid isPermaLink="true">https://archive.radiopfm.com/reportages-chroniques/les-chroniques/noir-c-noir/noircnoir-les-archives/article/jonny-chien-mchant-d-emmanuel-dongala</guid>
		<dc:date>2003-02-23T21:28:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;noirCnoir 232 vendredi 24 janvier 2003 &lt;br class='autobr' /&gt;
Johnny Chien Mchant Emmanuel Dongala Le Serpent Plumes &lt;br class='autobr' /&gt;
Johnny et Laokol ont seize ans. Ils vivent dans un pays d'Afrique noire. Ce n'est ni le Rwanda, ni le Congo, ni la Cte d'Ivoire, ce sont peut-tre les trois la fois. Mais comme cela s'est pass au Rwanda, au Congo ou comme actuellement en Cte d'Ivoire, ce pays est en guerre. Deux ethnies, deux tribus s'affrontent. Ou plutt deux chefs. Car dans la population la cohabitation n'a jamais pos problme. On ne (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://archive.radiopfm.com/reportages-chroniques/les-chroniques/noir-c-noir/noircnoir-les-archives/" rel="directory"&gt;noircnoir, les archives...&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;noirCnoir 232&lt;br class='autobr' /&gt;
vendredi 24 janvier 2003&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Johnny Chien Mchant&lt;br class='autobr' /&gt;
Emmanuel Dongala&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Serpent Plumes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Johnny et Laokol ont seize ans. Ils vivent dans un pays d'Afrique noire. Ce n'est ni le Rwanda, ni le Congo, ni la Cte d'Ivoire, ce sont peut-tre les trois la fois. Mais comme cela s'est pass au Rwanda, au Congo ou comme actuellement en Cte d'Ivoire, ce pays est en guerre. Deux ethnies, deux tribus s'affrontent. Ou plutt deux chefs. Car dans la population la cohabitation n'a jamais pos problme. On ne sait d'ailleurs pas trs bien qui est qui. Seuls les militaires, les miliciens et les mercenaires connaissent leur camp. C'est celui du pouvoir des armes, c'est celui de la violence gratuite, c'est celui du pillage, du viol. Johnny est un petit chef de gang au service d'une milice, elle mme au service des insurgs. Johnny est rompu aux pratiques guerrires, il connat ses standards cinmatographiques. Il jouit de ces moments o la menace de son pistolet mitrailleur lui donne tout pouvoir sur des hommes et des femmes. Il n'a rien perdre. Tuer un enfant, une femme ge ne lui pose aucun problme. Il vit dans un monde o il a toujours du se battre, un monde o l'enfance n'a pas de sens. Laokol est de l'autre ct des fusils. Elle appartient cette masse humaine qui, prise en otage pour des aspirations qui la dpassent, subit l'atrocit de la guerre civile o du jour au lendemain un voisin devient un ennemi. Laokol a dj perdu son pre, sa mre a t blesse aux jambes. Avec son jeune frre Fofo elle rejoint le flot de la population qui fuit son quartier. Les insurgs arrivent. Laokol devient, une dplace, une rfugie qui ne pense qu' survivre avec les siens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans Johnny chien mchant , Emmanuel Dongala a choisi de se glisser alternativement dans la peau de ces deux adolescents dont les chemins se croisent plusieurs reprises. La description minutieuse de leur faits et gestes, mais aussi le travail introspectif donnent une forte dimension littraire un ouvrage qui au final dcortique l'absurdit de ces guerres qui rongent l'Afrique mais aussi d'autres endroits de notre plante. En leur laissant esprer une revanche sur leur vie de misre, une poigne de dirigeants prts tout pour prendre ou garder le pouvoir, manipule des hommes et des enfants qui vont avant tout terroriser un peuple. Poussire, bousculades, cris pleurs. Nous fuyons, mais pourquoi ? explique Laokol. Pourquoi devrions nous souffrir pour un combat de chef qui ne nous concernait pas ? Et pourtant, c'tait comme a, nous tions l'herbe sur laquelle se battaient deux lphants . Congolais, Emmanuel Dongala a vcu la guerre civile de 1997. S'il en a tir ce roman d'une grande efficacit, lire ici pour comprendre ce qui se passe l-bas, il doit beaucoup, et les lecteurs par la mme occasion, au romancier amricain Philip Roth qui a fait des pieds et des mains pour l'accueillir aux Etats-Unis aprs que le France lui ai refus l'asile politique. L'attitude des puissances occidentales n'est d'ailleurs pas pargne par Dongala. Une scne surnaturelle du roman est ce propos des plus explicites. Un commando missionn pour rcuprer des gorilles menacs par la guerre refusera d'emmener une Laokol aux abois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Johnny chien mchant d'Emmanuel Dongala aux ditions Le serpent plumes. Le roman de deux trajectoires, Johhny balle traante dans une nuit noire, Laokol toile filante dans un ciel d'espoir. Bonne lecture toutes et tous avec mes salutations les moins guerrires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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